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Hiroku le Gobelin

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les avis de Cinemasie

4 critiques: 2.88/5

vos avis

18 critiques: 3.11/5

visiteurnote
TsimShaTsui 3.75
steed 3.75
Sifu Tetsuo 2.75
Shalashaska 2.75
Secret Tears 2.75
Samehada 3.75
Pikul 3
omnio 3
Oh Dae-soo 3.25
luctuosys 4.25
lo sam pao 3.25
Flichtenbloden 3.25
Epikt 1.5
Daimajin 2.75
chronofixer 2.25
Bastian Meiresonne 3.75
Anel-kun 3
White Snake 3.25


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

"Ni bon, ni mauvais, juste pas trop mal."

Deuxième long-métrage de Tsukamoto après le cultissime Tetsuo, et déja premier film de commande. Les moyens sont plus conséquents, mais restent quand même assez réduits. Tsukamoto pensais que tout lui aller être dicté sur le tournage, il croyait n'avoir aucune liberté, or le studio l'a laissé complétement libre durant le tournage. Tournage qui s'est d'ailleurs effectué avec une équipe importante, lui qui est habitué a travailler avec une équipe super-réduite. C'est peut-être de là que vient l'aspect "bancal" du film. Ca alterne entre le plutôt bon et le moyen, entre le baclé et le léché. Son thème fétiche de la mutation des corps et toujours présent, mais cette fois ci son histoire n'as pas pour cadre Tokyo, ville qu'il aime autant qu'il l'exècre. On est ici en pleine campagne, dans un ptit collège au milieu des fleurs et des champs. Une nature qui se "fout de tout ce qui arrive", comme le dit Tsukamoto. Ni bon, ni mauvais, juste pas trop mal.

12 avril 2005
par Shalashaska


Troublant et étrange

Un film de suspense et d'horreur presque poétique à l'estétisme troublant. On est assez loin des oeuvres habituelles de l'excellent Tsukamoto Shinya qui confirmait là encore tout son talent.

28 février 2003
par luctuosys


Partie de campagne.

Deuxième long métrage de Shinya Tsukamoto, "Hiruko" est produit par shochiku et représente la première immersion du réalisateur ultra indépendant et underground dans le milieu des studios. La trame, tiré du manga "ghost hunter", est simple: un archéologue cherche un site où l'un de ses confrères à disparu, il se trouve que cet endroit se trouve juste sous l'école de Masao, fils du disparu. Des événements et des protagonistes plus étranges les uns que les autres vont faire leurs apparitions. L'action se déroule à la campagne ce qui est assez rare chez Tsukamoto. On remarquera que ses films issus d'adaptions et produits par des studios (Hiruko et Gemini) sont les seuls à posséder la campagne comme toile de fond. La nature magnifiée par Tsukamoto est une surprise à l'image du ton qui passe du térrifiant au grotesque en un rien de temps. Studio ou pas, Tsukamoto ne perd rien de sa créativité visuelle (mutations de Masao, design des monstres), les effets spéciaux traditionnels soutenant merveilleusement ce maelstrom d'images tantôt merveilleuses tantôt horrifiques. Certaines scènes gores, certains plans où la caméra virevolte nous rappellent que Tsukamoto est aux commandes autrement sont style est plus "classique" et stable au niveau de la photographie et du montage. On est curieux de voir certains plans, effets(déjà) qui deviendront récurrents dans l'oeuvre du cinéaste: le garçon à trois corne dans le feu (TetsuoII, tokyo fist) ou réverbération de la chaleur (TetsuoII, tokyo fist, bullet ballet et gemini) ou d'autres déjà présents dans Tetsuo. "Hiruko the goblin" est un film à la beauté plastique magnifique qui préfigure "gemini" sur certains aspects. Un film étonnant qu'on regarde avec intérêt et satisfaction.

19 mai 2002
par lo sam pao


Un bon petit film d'horreur

C'est vrai qu'il ne s'agit "que" d'un film de commande mais on reconnait quand même à plusieurs reprises la "Tsukamoto touch" . Le film est de plus fort plaisant même si le jeu des acteurs parfois outrancier me gonflait un peu au bout d'un moment.

19 mars 2004
par Flichtenbloden


Rêve de gosse

Approché par les prestigieux studios de la Shochiku, TSUKAMOTO accepte finalement d'adapter deux nouvelles de la série manga "Ghost Hunter" sur grand écran. Il ne vend pas pour autant l'âme au diable, demandant à de fidèles collaborateurs de s'occuper des préparatifs nécessaires à son futur "Tetsuo 2", qu'il avait d'ores et déjà prévu de tourner dans la foulée du projet commercial. D'autre part, le travail en studio ne pouvait lui être que bénéfique, apprennent davantage sur le métier en travaillant avec de vrais professionnels. Il sera d'ailleurs effectivement entouré par des vétérans pour le soutenir dans sa vraie première réalisation et en tirera un grand bénéfice personnel; en même temps, on lui accorde une entière liberté créatrice. Le bât ne blessera qu'une fois le tournage terminé, les studios se retrouvant avec un étrange hybride, difficile à vendre. trop violent, le film à l'origine destiné aux enfants n'est pas non plus attrayant pour des adultes de par ses enfantillages. Malgré de gros renforts de pubs, le studio ne saura pas du tout vendre le concept et encaissera un terrible revers au box-office. En attendant, TSUKAMOTO s'amuse et s'en donne à cœur joie dans le film. D'une rare maîtrise après ses premiers métrages fortement expérimentaux, il sait étonnamment bien mettre en boite toutes les séquences du film; seule la fin est quelque peu ratée, mais due en grande partie à cause d'un dépassement de budget qui ne lui permettra plus d'avoir recours à des effets spéciaux suffisamment avancés pour illustrer ses délires. Fidèle à lui-même, l'ouverture présente - comme à son habitude - le personnage récurrent d'un individu rejeté par ses pairs, cette fois en raison d'un caractère farfelu et des inventions délirantes; pourtant c'est justement par le biais de ses petites machines de son crû, que le professeur arrivera à sauver le monde. Arrive ensuite l'autre personnage récurrent de son oeuvre : une femme (ici adolescente), dès le départ sexualisée par le biais de petits gémissements poussés, alors qu'elle fait du vélo. Par la suite, ses lèvres charnues d'un rouge flamboyant et - surtout - son apparence démoniaque bien perverse par moments renforce une nouvelle fois la théorie des fortes femmes largement sexuées dans l'œuvre du réalisateur. Forcément moins expérimental que ses précédents, TSUKAMOTO se sert du film de commande pour rendre de profonds hommages au cinéma qu'il aime : malgré ses dires, il est clair qu'il a vu les premiers films de Sam Raimi (mouvement de caméra typique). Lynch est - comme toujours - cité au passage, tout comme Cronenberg (les tentacules sortant de la bouche des démons; les matières organiques; la décomposition des corps, ...); mais c'est avant tout le cinéma de Cameron auquel il rend un profond hommage. Si ses précédents évoquaient largement "Terminator", celui-ci continue dans la lignée, mais aborde également "Abyss" (plan final) et - surtout - "Alien" (détecteur de fantômes, tentacules sortant de la bouche, bave dégoulinant du plafond). TSUKAMOTO en profite également pour expérimenter plein de choses dans le cadre de son large budget, qu'il réutilisera par la suite sur ses oeuvres indépendantes; il réalisera également un vieux phantasme, qui est de faire voler "Hiroku", alors qu'il avait toujours voulu faire voler son "Tetsuo". Enfin, le cadre oppressant de la ville est ici ramené à l'enclos confiné de l'école et de la grotte des démons; en revanche, il dépeint la campagne comme une place idyllique, semblant tout droit sorti d'un manga (reprise de certains plan de "Mon voisin Totoro" en particulier). N'ayant donc nullement vendu son âme au diable, TSUKAMOTO se fait avant tout plaisir à lui-même pour expérimenter et apprendre davantage, sans véritablement s'impliquer dans le sujet à filmer. Sorte de manga survolté, le film n'en demeure pas moins efficace et une sorte de sale cauchemar d'un adolescent. Effectivement, "Gemini" portera une signature plus approfondie du réalisateur dans le cadre d'un autre projet commercial, mais il sera également réalisé quelques 9 ans plus tard et alors que TSUKAMOTO avait eu large occasion de se familiariser bien davantage avec les procédures de fabrication d'un film. Une réelle curiosité suffisamment bis pour être apprécié aussi bien par ses fans, que les néophytes.

24 novembre 2005
par Bastian Meiresonne


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